A computer having sex with a beautiful bird or something !!! c'est de cette maniere que Boy Crisis decrit leur electro pop. Boy Crisis , énième decouverte americaine de l' année , ont essuyé les bancs de la meme fac que MGMT et Santogold : Wesleyan University dans le Connecticut.
Le quartette de Wesleyan , potes donc des MGMT , sont en passe de devenir les nouvelles coqueluches des kids. Courtisés par la plupart des majors , des hits en puissance , 1981 , l'homme demo et surtout l incroyable Dressed to disgress , des melodies et textes imparables , de la pop accrocheuse et dansante . L'avenir semble leur appartenir !!!!
Le duo de musiciens le plus lubrique et loufoque de la scène electro actuelle s'appelle Nôze. Après Craft sounds and voices, un premier album de freak-house devenu quasiment culte, et How to Dance, Songs of the rocksest leur troisième album et le premier pour le label Get Physical, Noze est un duo créateur d’un style unique qui mélangent harmonieusement l’électronique (Nicolas Sfintescu : machines, cofondateur de Circus Company) et l’acoustique (Ezechiel Pailhes : composition, piano préparé) .
Ces deux trublions toujours classes mais bourrés détonnent sur scène comme sur disque, avec une franche propension à la déconnade.
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Dans ce troisiéme album les instruments sont plus maîtrisés et le son devenu enrobé et choyé. Nôze fait aussi dans la chanson. Comme ils avaient pu le faire sur certains de leurs meilleurs morceaux (« Love Affair », « Kitchen » ) , Nicolas Sfintescu et Ezechiel Pailhes, sans se prétendre chanteurs, donnent de la voix avec une énergie hors du commun, passant de l'éructation façon cancer de la gorge à des choeurs moelleux et funky.
Leurs paroles témoignent d'un esprit potache attachant, dénué de toute sophistication, entre incitation à la beuverie (« You have to dance to this / You have to drink all night ») et enfantillages dadaïstes.
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Ils continuent donc à se saouler pour créer, et ce pour la pérennité de leur style, joyeusement inclassable et grisant. Leurs productions penchevers une sorte de cabaret décadent house et organique, super produit et improvisé à la fois. Un lieu musical des plus inédit où se croisent dani siciliano , un clavecin et un amant caché dans le placard, un blues d'ado déjà gâteux, un petit sifflotement innocent et un squat cinglé de freaks sous acide, des ambiances assemblées avec une science du beat physique et rondouillet. Complètement déluré, dansante, excentrique et personnelle, l'oeuvre qui nous est servie ici, par un duo vodka-citron en pleine montée, est un sommet de musique électronique décalée.
Les Blacks Lips sont un groupe de garage rock originaire d'Atlanta États-Unis formé en 2000. Ils se définissent eux-mêmes comme un groupe de « Flower Punk » Les Black Lips ont un son rappelant les Kinks des débuts : sale, chantant faux et enregistré en prise directe. La musique des Black Lips ressemble exactement à la somme de leurs influences. Ils ont la fraîcheur et la simplicité mélodique des Kinks. Ils ont la voix outrageusement sexy des Stones. Ils ont les guitares hypnotiques et dépenaillées du Velvet. Ils ont l'énergie crue du punk. Et ils ont le son cradingue et drogué des groupes garage 60's. Ils ont tout bon. Ils sonnent comme si les Beatles avaient eu la prémonition des Stooges.
L'album Good Bad Not Evilest le plus maîtrisé, celui qui possède les morceaux les plus évidents Le premier d'entre eux est "Katrina", une pépite garage guidée par une ligne de fuzz qui tourne en boucle et qui s'achève en pastiche de "Gloria". Un autre est "Cold Hands", une mélopée surf-punk à la sauce Morricone. Le reste de l'album est simplement exceptionnel : on y trouve une crétinerie bienvenue sur la moitié des morceaux.de la country braillée ("Navajo" et l'improbable sweetheart de "How Do You Tell A Child That Someone Has Died"), du blues apache déglingué ("Lock And Key") ou du rock garage pur jus comme on l'aime ("Slime & Oxygen", "Off The Block"). "Veni Vedi Vici", le single le plus récent du groupe, rappelle un peu "Love's Gone Bad" des Underdogs, avec son côté trippant et son ambiance je-m'en-foutiste.
On peut toujours se demander quel est l'intérêt de sortir des albums hors du temps comme celui-ci. Vieux, démodé, déjà entendu disent certains… Intemporel, indémodable, disent d'autres. On tend du côté des seconds. The Black Lips ne sont pas qu'un simple groupe qui joue à faire du garage-rock, ils sont aujourd'hui l'incarnation vivante du rock'n'roll garage. Good Bad Not Evil est un disque salvateur.
Sorta like a dream?...no better... Sorta like a dream?...Isn't it?...no
Air France from Sweden
Collapsing at your doorstep est tiré du deuxiéme EP d'Air France , groupe suédois qui a des chances de cotoyer tres vite les hauteurs , ce morceau est une invitation au decollage hédoniste electro pop , un sorte de melange entre The Avalanches et Royksopp.
Pontus Berghe (batterie) et Bjorn Berglund (claviers) sont Suédois. Andy Grier (voix) vient lui des Etats-Unis. Le groupe revendique son appartenance à la scène européenne, et considèrent Paris comme leur ville d'origine, bien qu'aucun d'entre eux n'y soit né.
Une des formations électro pop les plus excitantes. Révélé par la grace d'un hit indé publié sur une compilation Kitsuné Maison, géniale balade intemporelle : Drugs in my body
Si le groupe publie son premier LP studio Play music, le trio américano-suédois ne faiblit pas, en témoigne un nouveau ep, qui est passée un peu inaperçu dans la moiteur de l'été : Your heart feels
Metronomy a commencé à prendre forme il y a une dizaine d'années dans la petite bourgade bohème de Totnes dans le Devon, lorsque le père de Joseph Mounta acheté à son fils un ordinateur afin que ce dernier puisque concocter une musique électronique inspirée d'Autechre, LFO et autres Aphex Twin, plutôt comme passe-temps que dans la perspective de faire carrière. Mount n'avait pas alors l'intention de commercialiser sa musique jusqu'à ce que Erol Alkan (organisateur des soirées Trash) ne joue son titre "You could easily have me" et ne le pousse à venir jouer avec son groupe en club.
Après plein de live, de buzz et de remixes (parmi lesquels Architecture in Helsinki, Franz Ferdinand, Sébastien Tellier, Klaxons, Ladytron, Kate Nash, Good Shoes ou Gorillaz) , Metronomy sort ‘Nights Out’ second album qui ressemble étrangement à un premier mais qui est en fait le premier album de Metronomy à être essentiellement chanté, le discret Joseph s’emparant cette fois du micro sur la plupart des morceaux, et surtout, le premier à présenter Metronomy comme un trio à part entière, plutôt qu’un pseudonyme collé sur les compositions de Joseph en solo. Bien que Gabriel Stebbing (basse, claviers), Oscar Cash (saxophone, claviers) et Joseph Mount travaillent ensemble depuis qu’ils sont gamins, c’est grâce au succès rencontré par le trio sur scène qu’ils ont réalisé qu’ils formaient véritablement un groupe.
"de la Dance Music avec une geule de bois " . Ainsi Joseph Mount decrit l'electro pop etrange de Metronomy , à la fois mélancolique et déconnante. D'où la singulière mélancolie qui traverse le touchant "My Heart Rate Rapid", le très Cure "Heartbreaker", ou encore "Holiday" qui évoque les trop méconnus Sparks. Loin de ces albums jetables , l'album Nights Out commence par intriguer, puis fascine par le drôle de langage musical abscons décliné par ces Anglais. On y retrouve un peu la grâce new wave de New Order, le côté bricolo de Devo, et un soupçon de l'émotion techno primitive contenue chez Kraftwerk.
Commencé sur une note légère, Nights out se révèle de plus en plus intéressant à mesure qu'il s'enfonce dans l'obscurité... Forts de cette dualité, Metronomy se place avec ce deuxième album bien au-dessus des autres groupes electro-pop qui créent le buzz en cette rentrée. Electro-pop excentrique mais terriblement savante. Comme si l’premier d’la classe récitait des formules scientifiques, sous acide.
Trus'me alias David James Wolstencroft est un jeune prodige de Manchester qui compile les sonorités vintages et les programmations d'aujourd'hui. Le double album vinyle Working nights est une ballade de nuit entre deep house old school, disco-funk vintage et soul des années soixante dix. Il privilégie un groove infectieux, raisonnée et habile, pour une relecture de la dance music de Marvin Gaye à Moodymann. Trus'me ressuscite donc l'ombre de Moodymann : innatendu et merveilleux , avec Working nights il dépasse en un sens ses modéles et apporte sa pierre à l'édifice évolutif des musiques noires.